Introduction et enjeux du sujet 

 

 

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Un lavoir alimenté par la résurgence d’une source à Bervillze dans le Vexin français.

Un lavoir alimenté par la résurgence d’une source à Berville dans le Vexin français.

Pour qu’une réserve souterraine d’eau se développe naturellement, il faut que l’eau de pluie s’infiltrant dans le sol rencontre au cours de son parcours une couche perméable (ex. : calcaire fissuré, sable). L’eau s’accumule alors dans cette roche au contact inférieur d’une autre formation cette fois imperméable (ex. : argile, marne). Désignée sous le nom de nappe , la réserve d’eau ainsi constituée ne se présente pas comme un lac souterrain mais plutôt comme de l’eau mobile dans une éponge plus ou moins saturée.

L’ensemble constitué par la couche perméable et par la nappe qui l’occupe s’appelle un aquifère . La nappe d’eau s’écoule suivant la pente des couches de roches et le relief. Les différentes nappes peuvent se superposer, séparées par des couches plus ou moins imperméables

Les nappes proches de la surface du sol et dont l’aquifère est directement alimenté par l’eau de pluie sont dites "libres". La dénomination "nappe phréatique" désigne une nappe libre proche de la surface. La nappe alluviale bordant les cours d’eau et assurant leur débit minimum en période de débit exceptionnellement faible (l’étiage) est aussi une nappe libre. Lorsqu’une nappe libre affleure, on parle de source. Les sources sont à l’origine des cours d’eau.
Ces nappes "libres" ne sont pas protégées par une roche imperméable supérieure et sont par conséquent très vulnérables aux pollutions. Toutefois, cette eau peut être utilisée pour l’ alimentation humaine .

Les nappes peuvent aussi être profondes et contenues sous pression entre des roches imperméables. Ces nappes dites "captives" sont exploitées par forage. On a longtemps cru que la profondeur des nappes garantissait leur qualité, grâce au filtrage des eaux qui les alimentent par les épaisseurs de roches qui les surplombent. Aujourd’hui, il est avéré que les eaux souterraines, plus ou moins renouvelables, sont touchées par des pollutions qui se manifestent après des années d’infiltration et d’accumulation de substances polluantes. Lorsque cette pollution est effective, il est d’autant plus difficile, long et onéreux de rétablir la qualité d’une nappe.

Les nappes d’eau souterraines du Val d’Oise sont utilisées pour des besoins énergétiques ( géothermie ), agricoles (irrigation surtout), industriels (nettoyage, refroidissement de chaînes de production), privés (golfs) mais surtout pour assurer l’alimentation en eau potable des collectivités rurales et urbaines. Les quantités disponibles dans le Val d’Oise font qu’il n’y a pas de concurrence entre ces usages.

La qualité des nappes d’eau souterraines du Val d’Oise s’est dans l’ensemble beaucoup dégradée. La connaissance et la maîtrise des forages existants, des dépôts et rejets humains dans le sol, ainsi que le suivi de la qualité des nappes d’eau souterraines sont donc particulièrement importants.

La Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) et la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) sont compétentes pour les prélèvements en nappe jusqu’à 80 m de profondeur. Au-delà la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) a conservé la police des forages d’eau profonds, du toit de l’ Albien et au delà en profondeur, sur l’ensemble de la région Île-de-France. Tout forage dans le sous-sol, même privé, doit faire l’objet d’une déclaration voire d’une autorisation auprès de ces services déconcentrés de l’Etat.

Coupe géologique du Val d’Oise à travers le Vexin français (SSW-NNE).

Coupe géologique du Val d’Oise à travers le Vexin français (SSW-NNE).

Localisation de la coupe géologique.

Localisation de la coupe géologique.

 

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