Etat de l'environnement 

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L’écluse de Pontoise, dernière écluse avant la confluence de l’Oise et de la Seine à conflants-Sainte-Honorine dans les yvelines.

L’écluse de Pontoise, dernière écluse avant la confluence de l’Oise et de la Seine à conflants-Sainte-Honorine dans les yvelines.

Le débit des cours d’eau du Val d’Oise

Le débit des cours d’eau est très variable. Il est lié aux précipitations et à la capacité des aquifères souterrains dont les rivières sont les débouchés naturels (ce qui explique la présence de rus intermittents). Sur l’Oise, le débit est naturel toute l’année. Les barrages à la navigation et les écluses , sur l’Oise, à l’Isle-Adam et Pontoise, maintiennent des hauteurs d’eau permettant la navigation. Les barrages de la Seine, en amont de Paris, ne sont ouverts qu’en été pour permettre la navigation en période d’ étiage .

La qualité des cours d’eau du Val d’Oise

La qualité des cours d’eau est suivie dans le Val d’Oise depuis 1971. Le réseau de surveillance est important mais ces mesures ne sont ni identiques ni suivies de la même façon dans le temps. La Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) et le Service de Navigation de la Seine (SNS) participent au Réseau National de Bassin permettant de suivre l’évolution du patrimoine aquatique de façon homogène dans l’espace et le temps. On dénombre dans le Val d’Oise de nombreux intervenants surveillant à leur niveau la qualité des cours d’eau. Ces mesures se développent et s’organisent dans le cadre de la Mission Inter Services de l’Eau (MISE) qui réunit les services de l’Etat compétents dans le domaine de l’eau. Cette MISE est désormais élargie sur certaines questions aux techniciens du Conseil général, de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, de la Chambre Interdépartementale d’Agriculture d’Île-de-France et aux Parcs naturels régionaux du Vexin français et Oise-Pays de France.
On évalue la qualité des cours d’eau en mesurant les écarts constatés sur certains paramètres (ex. : température, présence d’espèces animales, végétales ou de polluants) avec les conditions naturelles et/ou les exigences de la réglementation. Pour appréhender la qualité des cours d’eau, plusieurs types de mesures sont réalisés de façon régulière :

Les mesures physico-chimiques regroupent des paramètres de qualité générale (température, caractère acide ou basique de l’eau ( pH ), Matières En Suspension (MES) , Demande Biologique en Oxygène (DBO5) , Demande Chimique en Oxygène (DCO) , oxygène dissous , ammonium (NH 4) , dioxyde d’azote (NO 2) , l’azote Kjeldahl (NTK) , nitrates et paramètres phosphorés .

Les mesures de la qualité hydrobiologique caractérisent l’intérêt écologique de la rivière, par la présence ou l’absence d’espèces végétales et animales. Les mesures de la qualité piscicole sont réalisées par le Conseil supérieur de la pêche. Des bilans des peuplements piscicoles sont réalisés par pêche électrique , sur la Seine, l’Oise, la Viosne, le Sausseron et la Thève. Ces bilans constituent potentiellement un bon indicateur biologique car les poissons intègrent toutes les composantes de l’ écosystème dont ils dépendent pour leur reproduction, leur survie et leur croissance. Ils permettent de mesurer les effets de l’intervention des hommes sur la rivière, qu’elle soit bénéfique (ex. : réhabilitation de berges) ou nuisible (ex. : pollutions, minéralisation des berges).

La qualité des cours d’eau en milieu rural

Les petits cours d’eau du département situés en zone rurale sont principalement touchés par des pollutions diffuses liées à l’agriculture. On notera à ce titre les pollutions dues aux nitrates et aux herbicides. Des études sur la Viosne et l’Aubette de Magny ont porté sur la recherche d’un bio-indicateur, le vers oligochète témoignant du degré de pollution des eaux par des matières organiques fermentescibles.

En milieu urbain

La qualité des cours d’eau présents en milieu urbain laisse fréquemment à désirer dans le département. Notamment pour la Seine, le Croult et le ru de Liesse. L’Oise et la Seine sont surtout concernés par des pollutions aux hydrocarbures ou aux matières organiques. Bien que cette qualité s’améliore, ce mauvais état de santé suit globalement la progression de l’urbanisation et de l’industrialisation du paysage.

 

 

Mesures de la qualité d’un cours d’eau par des agents de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt, service déconcentré de l’Etat dans le Val d’Oise.

Mesures de la qualité d’un cours d’eau par des agents de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt, service déconcentré de l’Etat dans le Val d’Oise.

Dépôt sauvage et pollution d’un cours d’eau par des hydrocarbures.

Dépôt sauvage et pollution d’un cours d’eau par des hydrocarbures.

La qualité des cours d’eau en 1998.

La qualité des cours d’eau en 1998.

Cette carte distingue la situation par temps sec et la situation par temps de pluie. Cette distinction est justifiée par le fait que les pluies entraînent toujours une dégradation conséquente des eaux rejetées, sous l’action de deux phénomènes distincts : la surcharge des stations et le lessivage des polluants. En effet, les volumes d’eaux usées arrivant dans les stations d’épuration en réseau unitaire augmentent fortement après une pluie, ce qui provoque la surcharge de la station et abaisse d’autant le taux d’épuration des effluents ; par ailleurs, l’eau provoque un lessivage des surfaces sur lesquelles elle ruisselle, qui s’accompagne d’un entraînement de substances polluantes telles que les hydrocarbures ou les métaux pour les surfaces urbaines, de nitrates , phosphates ou produits phytosanitaires pour les surfaces agricoles ainsi que de matières en suspension dans tous les cas. La carte représente la qualité globale des principaux cours d’eau du département sur la base d’un indice synthétique prenant notamment en compte un indice biologique qui reflète la richesse de la vie aquatique qui s’y développe, et des paramètres physico-chimiques tels que le pH , la teneur en oxygène , les matières en suspension, la demande en oxygène (DBO 5 et DCO) , l’azote minéral (nitrates, nitrites, ammonium) . Malgré les problèmes qu’ils peuvent localement représenter, les polluants d’origine industrielle comme les solvants, les métaux lourds ou le cyanure sont peu pris en compte dans cet indice, pas plus d’ailleurs que les pesticides. Sur certains secteurs, les cartes s’attachent plus précisément aux deux paramètres déterminants de l’eutrophisation que sont les teneurs en nitrates et en phosphates, qu’ils soient d’origine domestique ou agricole. Les bornes supérieures des classes "excellente", "bonne", "passable" et "médiocre" sont les suivantes : 5, 25, 50 et 80 mg/l pour les nitrates et 0,2; 0,5; 1 et 2 mg/l pour les phosphates.

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