Etat de l'environnement 

<<Précédent Suivant>>

Champs captants à Asnières-sur-Oise

Champs captants à Asnières-sur-Oise.

L’origine de l’eau distribuée

62 % de la population du département consomment une eau traitée à partir d’une prise d’eau captée dans l’Oise à Méry-sur- Oise et, hors du département, dans la Marne à Neuilly-sur-Marne et Annet-sur-Marne . Cette population réside en milieu urbain dans le quart sud-est du Val d’Oise. Au sein de l’usine de potabilisation de Méry-sur-Oise, l’eau captée traverse sous pression des membranes dont la porosité est de 1 nanomètre (1 millionième de millimètre). Grâce à ce procédé, les éléments indésirables présents dans l’eau sont retenus quelle que soit leur nature : micropolluants, virus, bactéries et molécules organiques diverses.

Les autres prélèvements d’eau destinés à la consommation des habitants du Val d’Oise sont effectués dans des nappes souterraines (ex. : sources , puits, forages) réparties dans tout le département. Ils alimentent 22 % de la population. La plus grande zone géographique délimitant un gisement à faible profondeur et permettant de fournir une quantité d’eau abondante se trouve à Asnières-sur-Oise, les ouvrages qui y sont implantés permettent une production de 100 000 EH . Certaines communes (16 % de la population) consomment quant à elles une eau produite par le mélange d’eaux souterraine et superficielle.

La qualité de l’eau distribuée

Les cinq paramètres suivants caractérisent globalement la qualité de l’eau distribuée : la teneur en la teneur en fluor , la dureté de l’eau , la teneur en nitrates , la teneur en pesticides , et la qualité bactériologique . La présence dans l’eau des éléments liés à ces paramètres est mesurée et réglementée.
La concentration en fluor dans l’eau potable doit, de préférence, être modérée (de 0,5 à 1,5 mg/l, limite de qualité des eaux fixée pour ce paramètre). Trop faible (moins de 0,5 mg/l), la prévention de la carie dentaire n’est plus assurée et des compléments en fluor (ex. : comprimés, dentifrice, sel de table) doivent être pris après avis médical ; trop forte (plus de 1,5 mg/l), un risque de surcharge d’apports fluorés (fluorose) qui provoque un aspect tacheté de l’émail dentaire peut intervenir. Ce risque est très peu observé en France en raison du seuil maximal fixé, ou bien n’est pas lié à la consommation d’eau distribuée.
Pour 97 % de la population du Val d’Oise (94 % des réseaux communaux de distribution), l’eau d’alimentation peut être considérée comme "très peu fluorée" ou "peu fluorée", c’est-à-dire qu’elle contient en moyenne au maximum 0,5 mg/l de fluor.
La présence de calcaire dans les eaux distribuées est liée à la géologie des terrains calcaires ou crayeux, traversés par les nappes servant à l’alimentation en eau potable. Ces terrains rendent l’eau "dure" ou "très calcaire", c’est-à-dire contenant des teneurs fortes en calcium et en magnésium. La présence de calcium et de magnésium dans l’eau est naturelle et par ailleurs nécessaire à l’alimentation. Le calcium est une composante du calcaire. Cette dureté de l’eau n’est pas sans exercer quelques désagréments sur les équipements collectifs et domestiques. Une eau dite "peu calcaire" est distribuée à 59 % de la population du Val d’Oise.
Le mélange d’eaux d’origines superficielle et souterraine atténue la dureté de l’eau.

Le dépassement non négligeable des normes liées à la présence dans les eaux distribuées de nitrates (dans 10 % des réseaux communaux de distribution) et de pesticides (dans 15 % des réseaux communaux de distribution), est survenu au moins une fois dans l’année 2002 pour 3% de la population. Les nitrates sont naturellement présents dans le sol, les eaux et les plantes et constituent un élément nutritif nécessaire au développement végétal ; cependant des apports artificiels liés aux rejets industriels, agricoles ou aux rejets d’eaux usées augmentent ces teneurs. Les concentrations maximales dans l’eau distribuée ne doivent pas excéder 50 mg/l mais au delà de 25 mg/l, on considère que leur origine est liée aux activités humaines. Ces dépassements des normes nitrates et pesticides témoignent d’une pollution parfois menaçante pour l’exploitation des captages d’eau potable.
Ces dépassements imposent une information de la population et des restrictions de consommation de l’eau pouvant être totale pour les femmes enceintes et les nourrissons. L’organisme des nouveaux nés favorise en effet la transformation des nitrates en nitrites, qui modifient la formule du sang, limitant son oxygénation et augmentant par là même les risques d’asphyxie. Pour les adultes, la transformation des nitrates par l’organisme ne semble pas présenter de toxicité aiguë à court terme mais est suspectée d’être cancérigène à long terme. Les risques sanitaires liés aux pesticides sont connus dans le cas d’intoxications professionnelles aiguës mais la connaissance de l’action à long terme des pesticides sur la santé humaine est encore incomplète.

La présence, dans l’eau distribuée, de germes témoins de contamination d’origine fécale, signale la présence d’autres germes dangereux (virus) pour la santé humaine et rend l’eau non conforme à la consommation pour la boisson. Si les mesures effectuées dans l’année sont à 100 % conformes, l’eau est dite de "très bonne qualité bactériologique". Elle est jugée de "bonne qualité" entre 99,9 et 95 % d’analyses conformes, et de " qualité satisfaisante" de 95 à 80 % d’analyses conformes. Plus de 99 % de la population du département (97 % des réseaux communaux de distribution) a été alimenté en 2002, par une eau au moins "de bonne qualité" pour sa bactériologie. Des eaux chargées en Fer sont également présentes en Val d’Oise et peuvent faire l’objet de traitement de déferrisation. L’eau d’origine superficielle distribuée à 62 % de la population (72 % des réseaux communaux de distribution) est peu calcaire, peu fluorée et de bonne qualité bactériologique.

En conclusion, malgré des dépassements pour quelques paramètres (nitrates, pesticides, bactériologie), l’eau du Val d’Oise est de bonne qualité.

Le prix de l’eau

Si la ressource doit être considérée comme gratuite, le service (abonnement, distribution, consommation) a, par contre, un coût. Le prix de l’eau intègre également la collecte et le traitement des eaux usées, la TVA, la participation à l’équipement des communes rurales, la protection de la ressource et des milieux aquatiques, la lutte contre la pollution.
La commune décide du niveau d’équipement et vote le prix de l’eau. Plus de 40 % du prix de l’eau sont liés à sa distribution.
Le traitement et la distribution de l’eau potable sont en grande partie financés par les consommateurs via leur facture d’eau.

L’utilisation de l’eau potable

Les quantités d’eau qui sont prélevées et rendues potables afin de satisfaire la consommation humaine ne sont pas uniquement destinées à la boisson et à la préparation des repas. Ces quantités sont même marginales (7 % - source : Centre d’Information sur l’Eau ). L’essentiel des usages domestiques de l’eau concerne l’hygiène corporelle, les sanitaires, l’entretien de l’habitat, et d’autres biens (jardin, voiture) pour lesquels l’utilisation d’eau de pluie récupérée serait dans l’absolu plus appropriée.

En plus des consommations "à la maison", il faut ajouter les consommations collectives auxquelles chacun participe : écoles, hôpitaux, bureaux, lavage des rues et défense contre les incendies.


L’intérieur d’un réservoir d’eau potable en cours de vérification à Montmorency.

Origine des eaux distribuées dans le Val d’Oise dans les réseaux communaux de distribution en 2002.

Origine des eaux distribuées dans le Val d’Oise dans les réseaux communaux de distribution en 2002.

Population concernée par type d’eau distribuée.

Population concernée par type d’eau distribuée.

Réseaux communaux et origine de l’eau.

Réseaux communaux et origine de l’eau.

Teneur en fluor (ions fluorures) des eaux dans les réseaux communaux de distribution en 2002.

Teneur en fluor (ions fluorures) des eaux dans les réseaux communaux de distribution en 2002.

Dureté de l’eau dans les réseaux communaux de distribituion en 2002.

Dureté de l’eau dans les réseaux communaux de distribituion en 2002.

<<Précédent Haut de page Suivant>>