Introduction et enjeux du sujet 

 

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Les villages étaient autrefois alimentés en eau potable par des fontaines d’où jaillissait une eau de source. Depuis l’arrivée de l’eau potable dans les foyers, la qualité de l’eau des fonatines n’est plus systématiquement contrôlée pour permettre sa potabilité.

Les villages étaient autrefois alimentés en eau potable par des fontaines d’où jaillissait une eau de source. Depuis l’arrivée de l’eau potable dans les foyers, la qualité de l’eau des fonatines n’est plus systématiquement contrôlée pour permettre sa potabilité.

Le coût du transport de l’eau étant élevé, les communes utilisent de préférence les ressources en eau les plus proches de leur territoire. Ces points de prélèvements d’eau précisément localisés sont appelés points de captages.

Dans le Val d’Oise, la plus grande partie de l’eau destinée à la consommation humaine est soit pompée dans les nappes souterraines, renouvelables et fragiles, soit obtenue par la prise d’eau effectuée dans l’Oise à Méry-sur-Oise. Le Val d’Oise est également alimenté par des ressources souterraines extérieures au département, (à Meulan, Sailly, Drocourt, Triel, Andresy dans les Yvelines, Puiseux-le-Hauberger dans l’Oise) ; et par des prises d’eau superficielles (à Annet-sur-Marne1 en Seine-et- Marne et Neuilly-sur-Marne en Seine-Saint- Denis).
Quantitativement, les besoins en eau potable sont globalement assurés. Toutefois, dans le détail, le territoire du Val d’Oise n’est pas doté de ressources souterraines également réparties. Le nord du département et le Vexin français, à l’exception des alentours de Magny-en-Vexin, sont moins richement dotés que la Plaine de France .

Qualitativement, on constate depuis plusieurs années une dégradation des eaux brutes en raison de l’apparition de pollutions issues des activités humaines (l’urbanisation, les infrastructures de transport, l’utilisation par les ménages de produits nocifs pour l’environnement), industrielles, artisanales et agricoles.

Ce phénomène ne met pas en danger la distribution d’eau potable mais augmente son coût, car il nécessite la mise en place de mesures curatives onéreuses.

Dès 1902 pourtant, la protection de ces captages a été prévue par une mesure préventive : la mise en place de périmètres de protection des captages destinés à l’alimentation en eau potable. La loi impose la mise en place de deux périmètres obligatoires et d’un troisième facultatif autour des points de prélèvement de l’eau. Ces périmètres sont définis de façon à préserver la nappe locale, en y restreignant, voire en y interdisant certaines activités afin d’éviter le risque de contamination accidentelle, malveillante, ponctuelle ou diffuse.

Dans le département, les communes, ou leur groupement, qui doivent assumer la responsabilité de l’alimentation et de la qualité de l’eau potable - donc de sa protection4 - bénéficient pour cela de l’aide financière et technique du Conseil général. Les périmètres sont mis en place par une déclaration d’utilité publique finalisant une procédure administrative et technique qui comporte notamment des études hydrogéologiques, environnementales, foncières et un arrêté préfectoral d’instauration, après enquête publique. Les services déconcentrés de l’Etat (réunis au sein de la Mission Inter Services de l’Eau) veillent au respect des servitudes imposées aux propriétaires concernés et surveillent la qualité de l’eau. Les effets d’années de pratique d’une agriculture intensive ont affecté les nappes souterraines obligeant la fermeture de certains ouvrages. L’urbanisation actuelle ou programmée, plus rapide que cette procédure de protection des captages, augmente également les risques de pollution des nappes d’eau.

Au-delà du respect des obligations réglementaires, des encouragements financiers, des efforts des collectivités pour la mise en place de ces périmètres et des efforts des agriculteurs pour limiter leurs impacts sur l’eau, ce bien commun doit profiter de la bienveillance de tous et à chaque instant. En effet, l’indispensable protection réglementaire des lieux de captage5, qui est à poursuivre, n’est toutefois pas suffisante pour préserver à long terme la ressource en eau souterraine du département. Elus, industriels, artisans, agriculteurs et particuliers doivent au quotidien et à titre individuel apporter leur concours à cette préservation en limitant les risques de pollution diffuse qui pèsent sur les nappes et dont les effets sur l’eau, aujourd’hui potable, seront peut-être persistants dans plusieurs années.

RAPPEL :
Les nappes souterraines, qui sont exploitées pour l’alimentation en eau potable du département, sont formées par la percolation de l’eau de pluie et de ruissellement à travers les sols et les roches.
voir schéma "Un captage dans son contexte hydrogéologique".
voir schéma "Pollution diffuse".

Prise d’eau superficielle de Méry-sur-Oise.

Prise d’eau superficielle de Méry-sur-Oise.

Un captage dans son contexte hydrogéologique.

 

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