Glossaire

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- A -

Albien : étage géologique du Crétacé (ère secondaire).

Ammonium (NH4) : cation produit par réaction de l’eau et de façon générale de tout acide avec l’ammoniac qui est un composé gazeux toxique se formant dans les sols et les eaux, soit par décomposition de la matière organique, soit par les processus naturels de dénitrification. L’accumulation de lisier, certains engrais rejettent de l’ammoniac ce qui constitue une source de pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques.

Aquifère : corps (couche, massif) de roche perméable à l’eau, comportant une zone saturée en eau (la nappe), conduisant suffisamment l’eau pour permettre l’écoulement significatif d’une nappe souterraine et le captage de quantités d’eau appréciables. L’aquifère est l’ensemble du milieu solide (contenant) et de l’eau (contenu).

Artificialisation des berges des cours d’eau : résultat de choix d’aménagement liés aux développements des voies navigables, à l’urbanisation, à l’extraction de granulats, à la création de biefs de moulins qui ont provoqué une banalisation des milieux aquatiques et pénalisent la biodiversité. L’artificialisation résulte de l’utilisation de techniques minérales (enrochement, construction de digues, quais en béton...) qui s’opposent aux techniques naturelles dites "douces" de végétalisation et de fixation des berges avec des végétaux.

Auto-épuration : ensemble de processus naturels par lesquels un milieu aquatique pollué retrouve après l’arrêt des rejets et un laps de temps variable sa pureté initiale.

Autorisation : procédure d’instruction d’un dossier déposé en Préfecture, visant à autoriser une activité ou une installation, et garantissant la limitation de ses impacts sur l’environnement. L’instruction du dossier est longue car elle comprend notamment une enquête publique, une série de consultations et un avis du Conseil Départemental d’Hygiène. Le Préfet accorde finalement l’autorisation d’exploiter par arrêté accompagné de prescriptions techniques.

Autosurveillance : consiste en une série de mesures pratiquées par l’exploitant de la station d’épuration sur le réseau de collecte et la station de traitement des eaux usées. Elle permet de mesurer l’efficacité de l’épuration, de s’assurer du respect des normes de rejets, de la bonne élimination ou évacuation des sous-produits de l’épuration (boues, graisses, etc.) et de détecter les éventuelles anomalies de fonctionnement de l’installation. Concrètement, les responsables des stations d’épuration établissent chaque mois et année un rapport de fonctionnement contenant les mesures qu’ils envoient au service chargé de la police de l’eau et à l’Agence de l’eau.

Avaloir : bouche d’égout par où les eaux pluviales rejoignent les réseaux.

Azote Kjeldahl (NTK) : quantité totale d’azote contenue dans la matière organique et sous forme ammoniacale dans un échantillon biologique ou un prélèvement effectué par exemple dans un milieu aquatique.

- B -

Bassin versant : surface d’alimentation d’un cours d’eau, par ses affluents et par l’eau de pluie, qui alimente ce cours d’eau plus ou moins rapidement. Un bassin versant de surface est délimité par des lignes de partage des eaux. Il se complète par le bassin versant hydrogéologique ou souterrain. Les limites de ces deux types de bassins ne coïncident pas toujours notamment en pays calcaire.

Battance : phénomène résultant de l’action des eaux de pluie sur les éléments limoneux qui adhèrent entre eux pour constituer les sols. Ces agrégats sont détruits et dispersés sous l’action de l’eau, provoquant une surface qui, lorsqu’elle sèche, produit une croûte. La terre est dite "glacée". L’eau ruisselle alors dessus au lieu de s’infiltrer.

Bief : intervalle séparant deux écluses ou deux moulins sur un canal.

Bio-indicateur : espèce végétale ou animale qui répond positivement ou négativement à des modifications de l’environnement. Selon les espèces, un bio-indicateur témoigne donc de la contamination des milieux ou de leur qualité.

- C -

Charbon actif : matériau poreux à haute capacité d’adsorption, obtenu par la carbonisation de végétaux ou de minéraux tels que bois, tourbe, anthracite, noix de coco. Il existe en poudre ou en grains. Il est utilisé en traitement des eaux pour l’élimination des goûts, des odeurs, des micro-polluants : phénols, métaux lourds, hydrocarbures, détergents, pesticides, etc.

Chaulage : adjonction de chaux (calcaire) aux bouesayant pour but de les durcir, de les "hygiéniser".

Chloration : purification de l’eau par du Chlore dissous dans l’eau. Le Chlore (Cl) est le réactif le plus utilisé pour assurer la désinfection des eaux.

Composés traces organiques : composés chimiques issus de substances chimiques principales (ex. : pesticides, hydrocarbures, détergents, etc.) ou de leur dégradation. Leur présence est liée à l’action de l’homme.

Compostage : procédé de traitement biologique de matières fermentescibles, en présence d’air ou d’oxygène libre, dans des conditions contrôlées. La partie organique des déchets solides est transformée en matériau humide stable appelé compost.

Contrat d’Agriculture Durable (CAD) : contrat conclu sur la base du volontariat entre un agriculteur et le préfet de département pour 5 ans. Il est ancré sur les potentialités agricoles d’un territoire et s’insère dans un projet de développement local. Le CAD comprend 2 volets : un environnemental et un territorial, auxquels peut s’ajouter un volet socio-économique. Il peut porter sur la globalité de l’exploitation ou bien sur des parties d’îlots afin de répondre aux différents enjeux.

Crue fluviale : montée lente du niveau des eaux, souvent saisonnière et relativement brève. Une crue importante peut causer des inondations et mettre en danger des biens et des personnes.

- D -

Déchet ultime : déchet qui n’est plus valorisable. L’enfouissement de boues de stations d’épuration peut localement être toléré lorsqu’elles ne peuvent être épandues ou incinérées.

Déclaration : procédure d’instruction d’un dossier déposé en Préfecture, régime plus souple que celui de l’autorisation, utilisant une procédure examinant notamment les impacts de l’activité sur l’environnement, les dispositions prises pour en diminuer les effets et les dispositions prises en cas de sinistre. Le Préfet renvoie un récépissé de déclaration accompagné de prescriptions techniques auxquelles l’installation est soumise.

Demande Biologique en Oxygène sur 5 jours (DBO5) : quantité d’oxygène nécessaire aux microorganismes pour dégrader (oxyder) l’ensemble de la matière organique d’un échantillon d’eau maintenu à 20°C, à l’obscurité, pendant 5 jours. Cette mesure traduit indirectement la fraction biodégradable dans l’eau et donne une idée assez fidèle du processus de dégradation naturel.

Demande Chimique en Oxygène (DCO) : quantité d’oxygène (en milligramme) qui a été consommée par voie chimique pour oxyder l’ensemble des matières oxydables présentes dans un échantillon d’eau de 1 litre. La DCO est particulièrement indiquée pour mesurer la pollution d’un effluent industriel.

Dénitrification : processus, en plusieurs étapes, de transformation des nitrates (NO3) en azote gazeux (N2) sous l’effet de mécanismes chimiques ou biologiques. Elle se produit principalement dans le sol grâce à la présence de bactéries en l’absence d’oxygène.

Dioxyde d’azote (NO2 ) : gaz issu de la combustion des atomes de diazote (N2) atmosphérique dans les moteurs automobiles. Irritant, capable de pénétrer très profondément dans les voies respiratoires et donc particulièrement dangereux pour les personnes asthmatiques ou les enfants.

Directive Cadre Européenne sur l’eau (DCE) : cette Directive de 2000 entend impulser une réelle politique européenne de l’eau en posant le cadre d’une gestion et d’une protection des eaux par zones administratives terrestres et maritimes. Ces zones sont composées de bassins hydrographiques ainsi que des eaux souterraines et des eaux côtières associées (masses d’eau). La DCE a pour objectif - avec obligation de résultats - d’atteindre le bon état écologique des eaux souterraines et superficielles en Europe pour 2015 et de réduire ou supprimer les rejets de certaines substances classées comme dangereuses. Pour arriver à cet objectif elle prévoit que les Etats membres s’assurent de la participation du public tout au long de sa mise en oeuvre.

Dureté de l’eau : paramètre caractérisant la teneur d’une eau en calcium, magnésium, carbonates, phosphates. La dureté de l’eau est liée à la nature calcaire des terrains traversés par l’eau.

- E -

Eaux de process : désigne l’eau utilisée dans les installations industrielles pour le fonctionnement d’un procédé (ex. : refroidissement des machines) ou la fabrication d’un produit et qui sont en tant que de besoin traitées sur place et ensuite rejetées dans un réseau d’assainissement.

Ecosystème : système naturel formé par les interactions entre les êtres vivants — végétaux, animaux, champignons, bactéries — entre eux et avec leur milieu de vie (sol, eau, atmosphère). Ces relations d’interdépendances permettent le maintien et le développement de la vie.

Eléments Traces Métalliques (ETM) : éléments naturellement présents dans les sols dont certains sont indispensables aux plantes. On utilise également l’expression “métaux lourds”, qui correspond à une définition physique. Les ETM les plus connus pour leur dangerosité sont le Plomb (Pb), le Mercure (Hg), le Cadmium (Cd), le Chrome (Cr), le Cuivre (Cu), le Nickel (Ni), le Zinc (Zn). Il faut ajouter à cette liste l’Arsenic (As) et le Sélénium (Se), qui ne sont que des Eléments Traces et pas des métaux.

Embâcle : obstruction du lit du cours d’eau. Par extension, ce sont les arbres tombés qui entravent plus ou moins le lit et contre lesquels peuvent venir s’accumuler bois dérivant et déchets divers.

Emissaire : Le réseau des canalisations d’assainissement est construit comme un réseau routier, avec des petites canalisations, des moyennes, puis des collecteurs et enfin des canalisations géantes : les émissaires.

Equivalent Habitant (EH) : un équivalent habitant correspond, lorsque l’on parle d’eau potable, à la quantité d’eau distribuée utilisée par un habitant en une journée pour ses différents usages domestiques (ex. : alimentation, hygiène, nettoyage).

Etiage : débit exceptionnellement faible d’un cours d’eau, qu’il ne faut pas confondre avec les basses eaux saisonnières habituelles.

Eutrophisation : enrichissement des cours d’eau et des plans d’eau en éléments nutritifs, (surtout du phosphore et de l’azote) qui constituent un véritable engrais pour les plantes aquatiques. La prolifération excessive de ces plantes provoque alors une diminution notable de la teneur en oxygène. Il s’en suit, entre autres, une diversité animale et végétale amoindrie et des usages perturbés (alimentation en eau potable, loisirs,...).

- F -

Fertilisation raisonnée : apport en fertilisants selon les besoins des plantes, le rendement réaliste escompté et les fournitures du sol en nutriments (richesse de la terre et arrière-effet des fumures des années précédentes). Il faut adapter ces pratiques aux potentialités du sol et au climat.

Frayère : zone de reproduction pour les poissons. Une frayère doit réunir certaines caractéristiques variables selon les espèces (profondeur, température, nature du fond, végétaux). La qualité et l’abondance des frayères jouent un rôle capital dans le maintien d’une population piscicole.

- G -

Géothermie : technique de production de chaleur utilisée pour le chauffage en faisant appel à la chaleur de la terre. De l’eau prélevée en surface est plongée, via des canalisations, dans le sous-sol où la température est plus chaude. Elle remonte réchauffée, ce qui permet des économies d’énergies importantes.

- H -

Horizon pédologique : subdivision du sol en couches considérées suffisamment homogènes. L’ensemble des horizons constituent le profil du sol.

Hydrogéologie : branche de la géologie et de l’hydrologie qui étudie le comportement de l’eau dans les strates supérieures de la croûte terrestre.

Hygiénisation : traitement par des procédés physiques ou chimiques, qui réduit à un niveau non détectable la présence de tous les micro-organismes pathogènes dans un milieu.