Introduction et enjeux du sujet


 

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Stockage en bout de champ de boues solides avant épandage.

Stockage en bout de champ de boues solides avant épandage.

Dans le département, 42 stations d’épuration reliées aux réseaux collectifs d’eaux usées participent à la dépollution des rejets des ménages, des collectivités et de certaines entreprises. L’amélioration croissante de l’assainissement, demandée par les politiques environnementales de protection de la ressource en eau, génère par conséquent de plus en plus de boues de stations d’épuration, résultantes normales du traitement des eaux usées. Ces boues sont essentiellement constituées d’eau, de sels minéraux et de matière organique.

Chaque jour, dans le Val d’Oise, chaque individu génère en moyenne, qu’il le veuille ou non, 3 litres de boues d’épuration soit environ 60g de matière sèche. Ces quantités produites croissent également en raison de l’augmentation de la consommation d’eau des ménages.Personne ne peut se désintéresser du devenir de ce produit qui résulte de notre existence même.

Tous les habitants du département sont donc impliqués dans le traitement et l’utilisation des boues d’épuration ; d’autant plus que le coût de leur élimination est financé par la part "assainissement" de leur facture d’eau.

Avant 1997, les boues étaient ré-employées comme fertilisant agricole, envoyées en décharge ou incinérées. En 1997, les boues de station d’épuration ont pris le statut de déchet. Leur réutilisation en agriculture, après traitement, a alors soudain soulevé une problématique de risques (environnemental, sanitaire, voire alimentaire), ainsi que des conflits locaux, malgré l’innocuité avérée de ces boues et la reconnaissance de leur potentielle qualité fertilisante pour les cultures.

Depuis cette date, un arrêté ministériel a défini les modalités de l’épandage des boues en agriculture. Il doit bien sûr toujours faire l’objet d’une demande d’un agriculteur ; mais doit désormais être encadré par des études de sol, un plan d’épandage, éventuellement une enquête publique et un suivi agronomique des épandages. Une démarche similaire est appliquée pour les boues issues d’ Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) .

Pour des raisons techniques et financières (incinération coûteuse dans le cadre actuel des technologies à disposition), la valorisation réglementée des boues de stations d’épuration en agriculture est une solution écologique à favoriser, en adéquation avec le principe de développement durable.

L’épandage, en zone rurale, de boues issues de petites stations d’épuration rurales est accepté facilement par la population locale. Ce n’est pas le cas des épandages de boues destations dites urbaines, qui constituent l’essentiel de la production dans le département.

Destination des boues de station d’épuration en 2002.

Destination des boues de station d’épuration en 2002.

 

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