Eléments de réponse 

<<Précédent

 

Les communes couvertes par un PPRI (approuvé et prescrit, ou en cours d’élaboration) en 2004

Les communes couvertes par un PPRI (approuvé et prescrit, ou en cours d’élaboration) en 2004 .

Il faut réapprendre à laisser sa place à l’eau.

Il s’agit donc de mieux connaître le fonctionnement naturel des bassins versant (les axes de ruissellement, les zones inondables) afin d’éviter les aménagements lourds qui sont coûteux, qui déséquilibrent le fonctionnement des rivières et appauvrissent la faune et la flore.

Informer et sensibiliser au risque

Le niveau de l’Oise est mesuré par le service d’annonce des crues à Pontoise et à l’Isle-Adam. En cas de dépassement des cotes limites, l’alerte est donnée aux autorités.

La loi de 1987 dite "loi de protection civile" institue un droit à l’information du citoyen, droit renforcé par la loi “Risques” de juillet 2003.
Le Dossier Communal Synthétique des risques majeurs (DCS), établi par le Service Interministériel de Défense et de Protection civile (SIDPC) de la Préfecture avec l’appui de la Direction Départementale de l’Equipement (DDE), du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF), de la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE), présente les risques naturels et technologiques encourus par les habitants de la commune. Ce dossier est consultable en mairie.
Il est aussi nécessaire de conserver la mémoire des anciens (ex. : crue centennale de la Seine en 1910) qui ont vécu plus au contact du milieu naturel ou en ont subi les "colères". Il s’agit aujourd’hui de "restaurer la culture du risque naturel", c’est-à-dire d’accepter et de réapprendre ce qu’est le risque naturel, que la technologie et l’artificialisation des modes de vie tendent à éluder, à minimiser ou à nier. La pose de repères de crues sur les bâtiments publics entretient cette mémoire.

Prévenir le risque

Le fondement de la politique de prévention des risques d’inondation dans le Val d’Oise est constitué par les Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) , élaborés par les services déconcentrés de l’Etat (DDE, Service de Navigation de la Seine (SNS)). L’objectif de base est de diminuer la vulnérabilité des biens, en maîtrisant l’urbanisation, plutôt que de tenter de diminuer l’événement à risque lui même.

La prévention n’est bien sûr pas suffisante pour supprimer le risque. En milieu urbain, lorsque les zones inondables sont construites, il faut limiter la vulnérabilité des biens aux crues :

- en réalisant un diagnostic de sécurité des biens,
- en réalisant des travaux correctifs sur les biens (ex. : mise hors-eau d’un bâtiment).

Il existe des mesures préventives pour traiter le ruissellement en le maîtrisant à sa source.
Il s’agira en milieu rural de replanter des haies, de créer des fossés, des bandes enherbées, un chenal en travers de la pente, un bassin de retenue ou alors de modifier des pratiques culturales. Ces mesures ralentissent, diffusent ou diffèrent les écoulements et réduisent les risques de coulées de boue. En milieu urbain, ces mesures préventives consistent en une gestion de l’eau à la parcelle (ex. : toiture-terrasse, chaussée réservoir, des puits ou puisards d’infiltration).

Gérer l’exceptionnel

Les mesures curatives concernent le point où aboutissent les eaux écoulées. La plus répandue de ces mesures étant le bassin d’orage qui stocke puis infiltre l’eau sur place ou la rejette à débit régulé dans les réseaux de collecte ou le milieu naturel. Le ruissellement, ainsi maîtrisé, doit également être dépollué des substances qu’il a accumulées sur son parcours, avant d’être rejeté.

Ces bassins d’orage , comme celui des Bourguignons à Ezanville, sont de plus en plus intégrés dans le paysage et ressemblent à des lacs lorsqu’ils sont remplis.

La solidarité amont-aval

L’Entente interdépartementale pour la protectioncontre les inondations de l’Oise, de l’Aisne, de l’Aire et de leurs affluents met en application le principe de la solidarité amont-aval. Cet Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB) créé à l’initiative de six départements (l’Aisne, les Ardennes, la Marne, la Meuse, l’Oise et le Val d’Oise) a pour mission la réalisation d’études et de travaux de protection contre les inondations. Ceux-ci portent sur l’ensemble du bassin versant avec notamment la création de bassins de surstockage (ex. : projet de Longueil Sainte Marie, dans l’Oise).

Assurances

Comme c’est le cas pour les autres risques naturels, les dommages consécutifs aux inondations peuvent donner lieu à une indemnisation par les assurances lorsque les évènements sont reconnus comme "catastrophe naturelle ", ce qui doit être fait par un arrêté ministériel ( Cf. carte "Nombre et types d’arrêtés de catastrophes naturelles liées à l’eau entre 1983 et 2003 par commune" ). A partir de 2001 et pour les communes non dotées d’un plan de prévention contre les inondations, plus le nombre d’arrêtés de catastrophe naturelle est important sur une commune au cours des cinq dernières années, plus la franchise d’assurance est élevée.

Initiatives diverses

Le Parc naturel régional du Vexin français a mis en place, au sein de son comité scientifique et en collaboration avec les syndicats de bassins versants, un groupe d’études et d’observations sur l’érosion des terres.

L’association Chaponval-Valhermeil a acquis et aménagé une parcelle agricole en amont des quartiers de Chaponval et de Valhermeil à Auvers-sur-Oise afin de réduire les coulées de boue dont sont victimes les habitants.

Repère de crue.

Repère de crue.

Bassin d’orage des Bourguignons à Ezanville.

Bassin d’orage des Bourguignons à Ezanville.

L’impact des aménagements sur les inondation.

L’impact des aménagements sur les inondation.

<<Précédent Haut de page