Introduction et enjeux du sujet 

 

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L’Epte à Amencourt et le moulin de Fourges dans l’Eure vus en aval du marais de Frocourt.

L’Epte à Amencourt et le moulin de Fourges dans l’Eure vus en aval du marais de Frocourt.

Le département occupe une superficie de 1 250 km² et bénéficie d’un patrimoine hydrographique relativement important. En effet, 450 km de cours d’eau s’y écoulent, traversant le territoire d’une commune sur deux. Ce patrimoine est varié puisqu’il comprend des tronçons de deux cours d’eau navigables, l’Oise et la Seine, ainsi qu’une vingtaine de rivières moins aménagées aux usages plus restreints (pêche, promenade) et aux écosystèmes riches.

Les vallées de certains de ces rus et rivières entaillent le Vexin. C’est le cas pour la Viosne et le Sausseron qui rejoignent ensuite l’Oise. L’Aubette de Meulan, la Montcient, les rus de Chauvry et Vétheuil sont eux des affluents de la Seine. L’Aubette de Magny, le Cudron et le ru de Chaussy se jettent dans l’Epte qui limite le département à l’Ouest. La vallée de l’Oise est également traversée par d’autres affluents : un tronçon de l’Esches et de la Thève, le ru de Presles, le ru du Bois, le ru de Jouy, le ru du Vieux Moutier, le ru du Montubois, le ru de l’Hermitage et le ru de Liesse.
D’autres rivières coulent dans la plaine de France : l’Ysieux, affluent de l’Oise, ainsi que le Croult et son affluent le Petit Rosne qui rejoignent la Vieille Mer, dans le département de la Seine-Saint-Denis, puis le fleuve Seine. La région de Montmorency voit s’écouler le ru d’Enghien et ses affluents dont l’exutoire est le lac d’Enghien, plan d’eau le plus important du département. Ces milieux aquatiques et les enjeux qui leur sont liés sont différents.

Un impératif est toutefois commun à ces différents milieux : pour qu’un écosystème aquatique puisse se développer de façon équilibrée, il faut que la qualité de l’eau soit bonne.

La Directive Cadre Européenne sur l’Eau de 2000 fixe pour 2015, deux objectifs pour tous les milieux aquatiques (pas seulement les cours d’eau) :
un bon état chimique, déterminé par le respect de seuils de concentration de polluants classiques ( matières en suspension (MES) , nitrates ) et de substances dangereuses, nocives à faible dose (ex. : mercure, cadmium, pesticides).
un bon état écologique atteint ; lorsque ces substances sont absentes et que les milieux accueillent des bio indicateurs positifs de faune et de flore, c’est-à-dire des espèces témoignant par leur présence du bon état de santé du cours d’eau (ex. : présence d’éphémères).

Ces milieux aquatiques sont fragiles. Par l’œuvre des organismes vivants qu’ils accueillent (bactéries, algues), les cours d’eau peuvent naturellement éliminer des pollutions organiques (graisses, matières fécales) lorsque celles-ci ne sont pas trop importantes. Cette capacité auto-épuratoire est en revanche impuissante face aux substances toxiques (ex. : détergents, métaux lourds ).

L’enjeu pour les gestionnaires des cours d’eau du Val d’Oise est de satisfaire des usages humains (ex. : prélèvements, navigation, loisirs) tout en limitant les apports polluants liés à l’activité humaine (ex. : épuration des eaux usées domestiques ; rejets illicites : individuels, industriels et agricoles) et en favorisant le développement de lieux d’habitat et de reproduction nécessaires à la faune et à la flore (diversification de la nature des berges et du lit).

Cette reconquête qualitative des cours d’eau est aussi un enjeu d’aménagement urbain. Des communes riveraines de l’Oise ou de la Seine (ex. : Argenteuil), qui se sont dans le passé détournées de cet élément déterminant de leur territoire, travaillent aujourd’hui à l’ouverture d’espaces publics et à l’amélioration de la relation entre le cours d’eau et l’espace urbain.

La mise en valeur des cours d’eau contribue enfin à la création de nouveaux paysages . Elle lie entre eux des espaces par la présence d’une végétation et d’une faune spécifiques, pour le plaisir de tous (ex. : réouverture de cours d’eau urbains comme le Croult à Sarcelles).

Le réseau hydrographique du Val d’Oise.

Le réseau hydrographique du Val d’Oise.

La présence d’éphémères témoigne de la bonne qualité des milieux aquatiques (rencontrées notamment sur le Cudron ou sur l’amont de l’aubette de Meulan).

La présence d’éphémères témoigne de la bonne qualité des milieux aquatiques (rencontrées notamment sur le Cudron ou sur l’amont de l’aubette de Meulan).

Les ripysilves sont des écosystèmes forestiers qui croissent le long des cours d’eau. Elles présentent un intérêt écologique, paysager et environnemental.

Les ripysilves sont des écosystèmes forestiers qui croissent le long des cours d’eau. Elles présentent un intérêt écologique (biodiversité), paysager et environnemental (réduction des pollutions, des inondations, de l’érosion).

 

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