Eléments de réponse 

<<Précédent

 

Salle de nanofiltration de l’usine de Méry-sur-Oise.

Salle de nanofiltration de l’usine de Méry-sur-Oise.

Cette méfiance est renforcée par la crainte d’éventuels risques sanitaires (craintes de maladies, de produits toxiques) auxquels sont particulièrement sensible les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes immunodéficientes.

Le coût du service

L’augmentation du prix de l’eau est liée en grande partie aux traitements supplémentaires nécessaires mais aussi aux investissements de sécurisation ( interconnexion entre des réseaux d’eaux d’origines différentes) et de renouvellement des ouvrages. La variation des consommations dans le temps (heure de pointe, été-hiver, consommation industrielle voire touristique) demande la mise à disposition de quantité d’eau supplémentaires dont il faut aussi assurer la qualité et l’assainissement.

Assurer la qualité de l’eau distribuée

La ressource en eau (souterraine ou superficielle) fait l’objet de protections. A la source, des périmètres de protection des captages sont mis en place . En milieu rural, les pratiques agricoles, souvent désignées comme responsables de la dégradation de l’eau, font l’objet de suivi. Les agriculteurs se voient proposer des moyens de lutter contre la contamination des eaux souterraines et superficielles par les nitrates. Ils peuvent, par exemple, mettre en place des intercultures, afin d’éviter de laisser les sols nus entre deux cultures, et des cultures intermédiaires (semence payée à l’agriculteur, pour qu’il fauche et enfouisse ces herbes) qui jouent un rôle de pièges à nitrates . L’atrazine et un grand nombre de produits phytosanitaires ont par ailleurs été retirés de la vente. Toutefois, la persistance des sous-produits de ces molécules peut être constatée encore plusieurs années dans la ressource. Plus généralement, chacun doit aujourd’hui se comporter différemment vis-à-vis de la ressource en eau. Il s’agit également pour les particuliers de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires ou au moins de respecter les dosages conseillés.

Analyser et surveiller

Les analyses pour le contrôle de l’eau sont réalisées sous la responsabilité des services de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS). Les analyses et contrôles sont effectués au niveau de la ressource lors de la production et sur les points de distribution. Les types d’analyses et le nombre de prélèvements annuels pour chaque installation sont définis réglementairement en fonction des débits et de la population desservie. En 2002, environ 54 000 analyses de qualité ont été réalisées pour évaluer la qualité des eaux.

Traiter et mélanger l’eau

Les traitements appliqués à l’eau destinée à la consommation humaine varient suivant l’origine et la qualité de l’eau. Plusieurs traitements sont utilisés en Val d’Oise. Qu’il s’agisse d’une usine de traitement complet, comme celle de Méry-sur- Oise qui allie des traitements physico-chimiqueset une nanofiltration , ou qu’il s’agisse d’ouvrages accueillant une simple désinfection par le chlore, un traitement des nitrates et pesticides ou du Fer.. ; la production d’eau potable permet de moins en moins la distribution d’une eau non traitée. Mélanger des ressources de qualités différentes permet également une dilution des éléments qui pourraient remettre en cause la distribution de chaque ressource séparément.

Assurer une quantité suffisante

Les interconnexions entre plusieurs réseaux permettent de suppléer des ouvrages ne produisant pas suffisamment d’eau pour faire face à des demandes ponctuelles ou saisonnières importantes. La réduction des pertes sur les réseaux est un objectif que doivent se fixer les collectivités en procédant à l’autosurveillance de leurs réseaux.

Assurer une réhabilitation et un entretien des réseaux

Les canalisations transportant l’eau potable ont un temps de vie très long mais qui reste limité (plusieurs dizaines d’années). Il convient donc de procéder à des changements réguliers.

Modifier les pratiques de consommation

Dans les habitations, la mise en place progressive de compteurs individuels permet une gestion plus rationnelle de l’eau et un repérage des fuites. L’apparition des équipements économes en eau (lave-linge, lave-vaisselle, chasse d’eau et robinet) est une première étape avant la récupération de l’eau de pluie à des fins domestiques. Des techniques sont déjà proposées par les fabricants mais sont encore peu répandues en France. Des solutions simples à mettre en œuvre par les particuliers permettent d’une part des économies d’eau potable mais aussi de soulager les réseaux d’eau pluviale. Il s’agit du stockage d’eau pour l’arrosage des jardins et des espaces verts privés. Avant même de changer ses équipements, la chasse au gaspillage domestique consiste à rechercher et à réparer les fuites, à pratiquer des " éco-gestes " liés à l’eau (ex. : fermer le robinet en se lavant les dents, faire la vaisselle en deux temps, prendre une douche rapide plutôt qu’un bain, limiter l’utilisation de produit vaisselle, de lessive). Cette attitude contribue dans un esprit écologique à la préservation de la ressource en eau, bien que le Val d’Oise ne soit pas menacé de manque d’eau potable. Ces comportements respectueux de l’environnement sont aussi et avant tout profitables à chacun en permettant de réaliser des économies financières.

Informer le consommateur

Chaque résultat d’analyses, accompagné d’un commentaire sanitaire, doit être affiché en mairie ou dans les syndicats intercommunaux responsables de la qualité de l’eau potable. La DDASS transmet aux maires et présidents de syndicats un rapport annuel sur la qualité de l’eau distribuée. En outre, une fois par an, la DDASS du Val d’Oise porte à la connaissance des abonnés, par l’intermédiaire de la facture d’eau, des informations sur l’origine de l’eau distribuée localement ainsi que des conseils et des éléments synthétiques sur la qualité de l’eau.
Afin de répondre au mieux aux attentes de leurs clients, les entreprises assurant les services de l’eau et de l’assainissement ont mis en œuvre des accueils clientèle, en agence ou par téléphone, qui permettent à chacun de se renseigner sur les différents services proposés. La collectivité a aussi l’obligation de publier annuellement un rapport sur le prix et la qualité des services publics de l’eau potable et de l’assainissement. Cette obligation réglementaire a pour but d’informer non seulement les décideurs locaux mais aussi les usagers.

Travaux sur le réseau d’adduction d’eau potable .

Travaux sur le réseau d’adduction d’eau potable .

Des écogestes de tous les jours : limiter l’usage de produits ménagers et économiser l’eau.

Des écogestes de tous les jours : limiter l’usage de produits ménagers et économiser l’eau.

<<Précédent Haut de page