Etat de l'environnement
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Un casier en cours d’aménagement du centre d’enfouissement technique du Plessis-Gassot, acceuillant des boues d’épuration et autres déchets ultime. |
La production de boues dans le Val d’Oise Plus de 90 % de la population valdoisienne vit en ville. La majorité des boues produites dans le départementle sont donc par des stations urbaines. Les 42 stations du département produisent théoriquement annuellement un peu plus de10 000 tonnes de boues en matière sèche, dont plus de 2500 tonnes (soit 25 %) sont valorisées en agriculture. Environ 800 000 habitants du département sont par ailleurs raccordés à des stations d’épuration de départements limitrophes (Seine Aval à Achères, Les Mureaux dans les Yvelines) et produisent théoriquement annuellement 11 000 tonnes de boues. La station d’épuration Seine Aval à Achères n’est par contre autorisée à épandre dans le Val d’Oise que 3500 tonnes de matière pour un périmètre de 1500 hectares. Les filières d’élimination / recyclage des boues et leur coût La réglementation actuelle, mise en place en 1998, en application du Code de l’Environnement prévoit trois filières d’élimination des boues de stations d’épuration :
Si l’on considère le coût important de l’incinération et la réglementation imposant la fin de l’enfouissement des boues en centre d’enfouissement technique, l’épandage représenteune issue à la question de l’élimination des boues résultant du traitement deseaux usées. L’intérêt de l’épandage des boues d’assainissement en agriculture Les boues d’assainissement, sous différentes formes, présentent des qualités agronomiques proches des engrais. Certaines de ces boues apportent aux sols des matières fertilisantes pour les cultures (de l’azote et du phosphore), de la matière organique permettant de restructurer les horizons pédologiques , c’est-à-dire d’agréger les composantes du sol, et de lutter ainsi contre l’érosion par ruissellement . En pratiquant l’épandage de boues sur ses champs, l’agriculteur réalise ainsi des économies en intrants et limite les risques d’érosion. L’épandage, prôné par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable n’est possible que si les boues présentent cet intérêt agronomique et si elles sont exemptes d’ éléments traces métalliques, de composés traces organiques et de micro-organismes pathogènes . Cet épandage est soumis à autorisation administrative, dès lors que la productionde la station dépasse 3 tonnes de matière sèche de boues par an. Certaines stations d’unités industrielles (notamment de l’agroalimentaire : ex. les salaisons Henri Antoine à Vallangoujard) épandent également leurs boues en agriculture.
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50 % des boues de la stations de la station d’épuration de Bonneuil-en-France sont co-incérées avec des déchets ménagers dans l’incinérateur de Sigidurs à Sarcelles. |
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Enfouissement des boues solides. |
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