Etat de l'environnement


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L’épuration des eaux usées domestiques.

L’épuration des eaux usées domestiques.

Les producteurs d’eaux usées

Les eaux usées qui proviennent essentiellement des ménages (lavabos, toilettes, salles de bains, cuisines) rejoignent le réseau public d’assainissement sans autres restrictions que celles mentionnées au règlement d’assainissement .

Les eaux usées industrielles ( eaux de process : agroalimentaires, chimie, mécanique) concentrent quant à elles des polluants différents de celles des ménages. Pour que ces effluents soient rejetés dans le réseau public d’assainissement, ils doivent être compatibles avec la capacité de transport du réseau et avec la capacité de traitement de la station d’épuration (quantitativement et qualitativement). Les entreprises doivent donc effectuer un traitement approprié de leurs rejets afin de satisfaire aux valeurs limites fixées par arrêté préfectoral, obtenir parallèlement une autorisation de raccordement au réseau et établir une convention spéciale, signée avec la collectivité en charge du traitement des eaux et le gestionnaire du réseau, qui fixe les modalités de déversement. Si les rejets sont chargés ou trop importants, les entreprises doivent les traiter sur leur site. Certaines entreprises dites " installations classées pour la protection de l’environnement " sont soumises par arrêté préfectoral à des obligations en termes de qualité et de surveillance de leurs rejets. Une quarantaine d’établissements soumis à autorisation est concernée dans le département par l’ autosurveillance . Cette politique vise à responsabiliser les exploitants.

La destination des eaux usées

La situation du Val d’Oise du point de vue de l’assainissement est géographiquement et techniquement contrastée. Toutes les eaux usées du département ne sont pas traitées dans le Val d’Oise. La plus grande partie des eaux usées du département (800 000 EH ) est acheminée via des émissaires vers les stations d’épuration Seine- Aval (la plus grande du monde après celle de Chicago) et de Meulan-Les-Mureaux dans les Yvelines. Certaines communes du Val d’Oise utilisent essentiellement l’assainissement non collectif (exemple : Neuilly-en-Vexin). Les autres communes acheminent leurs eaux usées vers une ou plusieurs des 42 stations d’épuration du Val d’Oise.

La plupart des exutoires des stations du Val d’Oise sont les cours d’eau qui parcourent le département. Ce rejet doit être conforme aux objectifs de qualité des cours d’eau fixés par arrêté préfectoral du 21 juin 2000.

Les types d’assainissement

Dans la partie ouest du département, couverte par le Parc naturel régional du Vexin français, la population est peu nombreuse et dispersée, ce qui justifie la part notable de l’assainissement individuel. Au contraire, l’assainissement collectif est l’option quasi exclusive dans l’est du département où l’habitat plus dense justifie le choix de ce type d’assainissement.
Il n’existe aucun lagunage naturel dans le Val d’Oise.

L’assainissement collectif
La collecte

Dans le cas de l’assainissement collectif, les eaux usées et pluviales peuvent être collectées et transportées vers la station d’épuration et traitées ensemble (le réseau est alors dit "unitaire" car les eaux usées sont mélangées aux eaux pluviales) ou bien séparément (le réseau est alors dit "séparatif ").

Dans un réseau séparatif , seules les eaux usées rejoignent la station d’épuration. Par temps de pluie, les eaux pluviales sont restituées au milieu sans être traitées en station d’épuration, mais après avoir éventuellement subi un traitement spécifique, souvent au niveau des bassins de stockage, afin d’en séparer les hydrocarbures, les huiles et autres polluants drainés sur les surfaces imperméabilisées sur lesquelles ont ruisselé ces eaux pluviales. Ce type de réseau relativement récent reste encore coûteux (investissement, surveillance, entretien) et est plus encombrant en sous sol. On constate encore au demeurant des inversions de branchements qui apportent au réseau d’eaux pluviales des eaux usées qui, par conséquent, sont souvent rejetées dans le milieu naturel sans traitement spécifique. Toutefois, ce type de réseau préserve mieux l’environnement des flots de polluants domestiques et facilite l’exploitation de la station d’épuration.
Dans un réseau unitaire, les eaux usées et les eaux pluviales sont collectées et transférées vers une station d’épuration, par le même émissaire. Ce flot est donc différent par temps de pluie et par temps sec. Pour contrôler le débit entrant dans une station d’épuration, des bassins stockent parfois les trop-pleins. Ce type de réseau occupe peu de surface en sous-sol et n’est pas sujet aux inversions de branchement.

Certaines communes (ex. : Pontoise) diposent des deux types de réseaux

Le traitement

Trois types de traitement sont présents selon les 42 stations d’épuration du département.

Le principe de traitement le plus utilisé dans le département est celui des boues activées (95 % du parc de stations du Val d’Oise). Il est basé sur un apport d’oxygène dans un bassin aéré et brassé permettant la culture des bactéries qui consomment les matières polluantes. Les résidus formés par la transformation de la matière organique en carbone sous l’action des bactéries constituent des boues. Ces boues sont décantées dans un bassin appelé clarificateur puis évacuées en vue de leur éventuel épandage agricole ou de leur élimination.

Le principe de biofiltration (station de Cergy-Neuville) fait appel à la culture de bactéries sur un support granulaire filtrant. Il dégrade les matières polluantes, grâce à un apport d’oxygène qui permet aux bactéries de se développer et clarifie les eaux usées.

Le principe des disques biologiques (station de Chaussy) utilise des micro-organismes fixés sur des disques tournant lentement et baignant en partie dans l’eau à traiter. Cette technique présente l’avantage d’être peu coûteuse en énergie.

Deux stations d’épuration (Arronville, Magny-en-Vexin) utilisent une lagune de finition artificielle, c’est-à-dire un bassin ressemblant à un étang, permettant une décantation supplémentaire des eaux traitées avant rejet dans le milieu naturel.

L’assainissement individuel
Collecte et traitement :

L’assainissement individuel s’applique aux maisons isolées, non raccordées à un réseau d’assainissement. Il consiste à traiter les eaux usées d’une habitation sur son terrain, en tenant compte préalablement de ses caractéristiques et contraintes. Les eaux pluviales sont évacuées séparément. Une fosse assure un pré-traitement des eaux usées ensuite traitées par infiltration dans le sol, puis généralement dispersées par écoulement. Une vérification et un entretien régulier de l’installation ainsi qu’une vidange régulière par une entreprise spécialisée sont nécessaires. Un service de la commune, ou un regroupement intercommunal, comme il en existe un dans le Val d’Oise, est chargé d’assurer le contrôle des installations d’assainissement individuel.

 

Un exutoire de staion d’épuration rejetant des eaux traitées dans un ru.

Un exutoire de staion d’épuration rejetant des eaux traitées dans un ru.

Réseau de collecte et de traitement séparatif des eaux usées et des eaux pluviales.
En rouge : eaux usées subissant un traitement avant rejet dans le cours d’eau ; en bleu : eaux pluviales collectées (toiture, chausée) puis rejetées dans le cours d’eau.

Schéma de fonctionnement d’une station d’épuration à boues activées.

Schéma de fonctionnement d’une station d’épuration à boues activées.

Exemple de syndicat et d’équipement :La construction de la station d’épuration de Bernard Cholin à Bonneuil-en-France a été imaginée, décidée et concrétisée par le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique des Vallées du Croult et du Petit Rosne, qui regroupe en 2004 35 villes et villages de l’Est du Val d’Oise.

Exemple de syndicat et d’équipement :
La construction de la station d’épuration de Bernard Cholin à Bonneuil-en-France a été imaginée, décidée et concrétisée par le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique des Vallées du Croult et du Petit Rosne, qui regroupe en 2004 35 villes et villages de l’Est du Val d’Oise. En 2002, la station traitait 275 000 EH du fait du raccordement de certaines activités industrielles.

Assainissement individuel où les eaux usées sont épurées par le sol en place - épandage souterrain par tranchées.

Assainissement individuel où les eaux usées sont épurées par le sol en place - épandage souterrain par tranchées. 

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