Glossaire


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- I -

Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) : la définition d’une ICPE est donnée par le Livre V, Titre I, art. L 511-1 du Code de l’environnement (ancienne loi du 19 juillet 1976). Une installation classée pour la protection de l’environnement est une installation fixe dont l’exploitation présente des nuisances ou des risques pour l’environnement et qui est répertoriée dans une nomenclature d’activités. Ex. : usines, élevages, entrepôts, carrières, etc.

Interconnexion : alimentation en eau potable par un réseau voisin. L’interconnexion permet de sécuriser la distribution de l’eau sur les plans qualitatif et/ou quantitatif.

Intrants : il s’agit, en agriculture, de produits utilisés pour fertiliser le sol (ex. : produits phosphorés, azotés) ou pour protéger ou soigner les végétaux (ex. : herbicides, insecticides). Une faible partie est absorbée par les plantes et le reste est stocké dans le sol où il y aura une dégradation plus ou moins longue en divers produits plus ou moins inoffensifs.

- L -

Lit majeur : partie intégrante de la rivière dans laquelle s’étendent les crues ; aujourd’hui peu visible car elle accueille souvent des constructions. En s’y installant, on habite dans la rivière même.

Lit mineur : lit ordinaire d’écoulement des eaux, limité par des berges naturelles ou non, et correspondant à l’écoulement en dehors des périodes de crue débordante.

- M -

Matières En Suspension (MES) : éléments fins non dissous : micro-organismes, matière organique (ex. : morceaux en décomposition de matières animales et végétales) ou minérale (ex. : argile, limon). Leur abondance dans l’eau favorise la réduction de la luminosité et abaisse la production biologique du fait, en particulier, d’une diminution de l’oxygène dissous consécutive à une réduction de la photosynthèse par les plantes. Leurs effets mécaniques sont également importants (ex. : colmatage des branchies des poissons, décantation et réduction du développement des végétaux et invertébrés de fond, etc).

Métaux lourds : terme désignant l’ensemble des 41 métaux toxiques de forte masse atomique (poids supérieur à celui du Fer). Les éléments métalliques surveillés sont les suivants : Fer, Chrome, Zinc, Nickel et métaux lourds (Mercure, Cadmium, Plomb, Arsenic, etc). Les métaux lourds ont la particularité de s’accumuler dans les organismes vivants tout au long de la chaîne alimentaire. Leur toxicité dépend donc de leur concentration, de leur nature, de la présence d’autres métaux, du type d’organisme qu’ils affectent. Leurs effets sur la santé sont divers : troubles neurophysiologiques, altérations génétiques (mutations), affectation de l’action d’enzymes et d’hormones : tératogenèse (problèmes pour fœtus, embryon) et carcinogenèse (développement de cancer), etc.

Micro-organismes pathogènes : virus, champignons, bactéries, protozoaires qui ne passent pas dans la plante et connaissent une durée de vie limitée à l’air libre et au contact du sol.

- N -

Nanofiltration : procédé de traitement des eaux utilisé en vue de leur potabilisation. L’eau, sous pression, traverse des membranes dont la porosité est de 1 nanomètre (1 millionième de millimètre). Grâce à ce procédé, les éléments indésirables présents dans l’eau sont retenus quelle que soit leur nature : micropolluants, virus, bactéries et molécules organiques diverses.

Nappe alluviale : ensemble de l’eau présente dans la zone souterraine d’un aquifère (ex. : couche sableuse gorgée d’eau) en bordure d’un cours d’eau.

Nappe d’eau souterraine : ensemble de l’eau présente dans la zone saturée d’un aquifère.

Nappe phréatique : type de nappe d’eau souterraine à surface généralement libre et à faible profondeur (ordre métrique à décamétrique), accessible et exploitable par les puits ordinaires.

Nappe profonde : type de nappe d’eau souterraine atteinte et exploitable par forage, au delà d’une profondeur conventionnelle.

Nitrates (NO3) : éléments nutritifs majeurs des végétaux. Ils participent à la croissance des végétaux dans l’eau, étouffant les autres organismes vivants et provoquant ce que l’on appelle un phénomène d’eutrophisation. Ils constituent donc un danger pour la faune et la flore lorsqu’ils sont présents en quantité trop importante. Ils proviennent du lessivage des engrais, de l’azote reminéralisé sur les zones de culture, des eaux usées domestiques et parfois des eaux usées industrielles.

Norme Iso 14001 : norme de certification environnementale internationale : elle prescrit les exigences relatives à un système de management environnemental permettant à un organisme (entreprise, collectivité, équipement, service) de formuler une politique et des objectifs prenant en compte au minimum les exigences législatives et les informations relatives aux impacts environnementaux significatifs. Elle s’applique aux aspects environnementaux que l’organisme peut maîtriser et sur lesquels il est censé avoir une influence. Elle n’instaure pas en elle-même de critères spécifiques de performance environnementale. C’est un outil basé sur le volontariat et le principe d’amélioration continue permettant la gestion des impacts d’une activité, d’un produit ou d’un service sur l’environnement. La validité et la légitimité sont garanties par un contrôle obligatoire du système par une entité reconnue et externe à l’organisme, réalisé par un audit.

- O -

Organismes Halogénés Volatils (OHV) : composés organiques volatils très toxiques issus de certains secteurs d’activité industrielle (ex. : réfrigérant, aérosol, solvant, agent de dégraissage) et responsables de la contamination des eaux de surface ou des eaux souterraines. Ex. : trichloroéthylène, chloroforme.

Oxygène dissous : oxygène présent dans l’eau et permettant la respiration des organismes vivants. Il provient de la diffusion de l’oxygène en surface, de l’aération et de la photosynthèse. Cette production dépend de la lumière disponible, de la température (5mg/l à 0°C et 7mg/l à 35°C), de la présence de matières organiques dégradables.

- P -

Paramètres : ensemble de composés qui définissent les conditions physico-chimiques propres à un milieu aquatique et qualifient son état de santé. Les principaux pour l’eau potable sont : la dureté, la teneur en fluor, la bactériologie, les teneurs en nitrates et en pesticides.

Paramètres phosphorés (ou phosphates) : les phosphates peuvent être d’origine naturelle mais leur présence dans les eaux sont plutôt d’origine artificielle (ex. : engrais, détergents, lessives, produits chimiques, etc.). Ils favorisent la croissance des végétaux dans l’eau et la prolifération des algues, étouffant les autres organismes vivant dans l’eau, générant des odeurs et contribuant au phénomène d’eutrophisation. Par ailleurs, les détergents génèrent la formation de mousses dans les égouts, les stations d’épuration et le milieu naturel.

Pêche électrique : technique consistant à faire passer un courant électrique contrôlé dans l’eau pour assomer les poissons. Elle permet de les prélever sans les blesser (récupération à l’épuisette, identification, mesures, libération). Pour réaliser le suivi, elle est effectuée chaque année au même endroit, à la même époque et à la même heure.

Pesticides : substances chimiques minérales ou organiques de synthèse utilisées contre les ravageurs des cultures, les animaux nuisibles et les sources d’affections parasitaires ou microbiologiques de l’homme et des animaux domestiques. Exemple : l’atrazine, un herbicide très soluble dans l’eau et persistant. Le suivi des teneurs en pesticides des eaux destinées à la consommation humaine est un paramètre de la qualité de l’eau.

pH : (potentiel d’Hydrogène) mesure de l’acidité ou la basicité d’une eau, d’une solution, d’un sol... comme étant la concentration en ions hydrogène (H+).

Piège à nitrates : Culture Intermédiaire Piège à Nitrates (CIPAN) implantée pendant les périodes présentant des risques de lessivage des sols et donc un transfert des nitrates aux eaux souterraines et superficielles. Une aide financière, définie par arrêté préfectoral, porte le nom d’indemnité compensatoire de couverture des sols.

Piézomètre : appareil servant à mesurer la hauteur d’eau en un point donné de l’aquifère. Il permet d’observer ou d’enregistrer un niveau d’eau libre ou une pression (ouvrage souterrains ex : puits ou forage).

Plaine alluviale : ensemble géographique constitué par le lit mineur et le lit majeur d’un cours d’eau. Elle est limitée en altitude au niveau le plus haut que les crues peuvent atteindre.

Politique Agricole Commune (PAC) : la PAC est une des plus importantes politiques communautaires basée sur l’organisation commune des marchés agricoles et le respect des principes d’unicité des prix, de solidarité financière et de préférence communautaire. Ses objectifs sont l’accroissement de la productivité, l’assurance d’un niveau de vie équitable aux agriculteurs, la stabilisation des marchés, la sécurité des approvisionnements et la garantie de prix raisonnables pour les consommateurs. Sa dernière réforme, pour la période 2000-2006, a été adoptée dans la perspective de l’élargissement et ménage une place grandissante à un objectif de développement rural harmonieux.

Pollutions diffuses : pollutions des eaux dues, non pas à des rejets ponctuels et identifiables, mais à des rejets issus de toute la surface d’un territoire et transmis aux milieux aquatiques de façon indirecte, par ou à travers le sol, sous l’influence de la force d’entraînement des eaux en provenance des précipitations ou des irrigations. Les pratiques agricoles sur la surface cultivée peuvent être à l’origine de pollutions diffuses par entraînement de produits polluants dans les eaux qui percolent ou ruissellent.

Produits phytosanitaires : produits d’hygiène et de désinfection utilisés pour la protection, soit des cultures, soit des produits agricoles, soit du bétail, à l’exclusion des produits pharmaceutiques, des engrais et des films plastiques agricoles.

- Q -

Qualité bactériologique : paramètre de la qualité de l’eau caractérisant sa teneur en micro-organismes (bactéries) dont la présence est susceptible de rendre l’eau impropre à la consommation humaine au delà de certains seuils.

- R -

Règlement communal d’assainissement : fixe les conditions et les modalités auxquelles sont soumis les branchements et les déversements des eaux dans les ouvrages de la commune responsable du réseau public. C’est un document qui est en conformité avec les documents d’urbanisme existants qu’il précise ou renforce. Il traite des eaux usées domestiques, des eaux industrielles, des eaux pluviales, et définit pour chaque cas les déversements interdits, les conditions quantitatives et qualitatives d’admission, les modalités de réalisation des branchements, de contrôle, de surveillance, d’entretien, de réparation, de financement de la partie des branchements situés dans le domaine public.

Roche : on appelle roche tout matériau de l’écorce terrestre, le plus souvent solide (ex. : calcaire), mais qui peut aussi être meuble (ex. : sable) liquide ou gazeux.

- S -

Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) : outil juridique, technique et financier instaurant une gestion au niveau d’un bassin versant hydrographique.

Schéma Directeur d’Assainissement (SDA) : aboutissement d’une étude d’assainissement, le schéma directeur d’assainissement définit pour le court et le long terme les modalités de collecte et de traitement des eaux usées sur la commune. Il permet de définir les travaux à réaliser à court terme de façon cohérente avec les travaux qui devront être envisagés à long terme.

Schémas Directeur d’Assainissement (SDA) : étude (diagnostic+proposition technique+programme financier pluriannuel) qui permet de réaliser un zonage, document réglementaire qui préconise selon les endroits un assainissement collectif, autonome, ou semi collectif, le recours à un réseau séparatif ou unitaire, les besoins de collecte et de traitement à la parcelle.

Siccité : part de matière sèche contenue dans les boues.

Source : lieu d’apparition et d’écoulement d’eau souterraine à la surface du sol.

- T -

Talweg : axe du fond de la vallée, et non pas la vallée elle-même. C’est vers le talweg que s’écoulent et se concentrent les eaux de pluie.

Teneur en fluor : paramètre de la qualité de l’eau. Le fluor est un élément indispensable à l’alimentation pour la constitution de l’émail dentaire et des os.

Traçabilité : capacité à retracer à travers toutes les étapes de la production et de la distribution, le cheminement d’un produit.

- Z -

Zonage d’assainissement communal : cartographie qui détermine les zones qui seront en assainissement collectif et celles qui seront en assainissement individuel pour les eaux usées. Le zonage définit aussi les zones dans lesquelles les eaux pluviales seront collectées dans les réseaux et celles où elles seront gérées à la parcelle.

Zone de frayère : lieu de reproduction de certaines espèces de poisson, déterminé par elles pour leurs conditions écologiques optimales (température, oxygénation, pureté) permettant la fécondation puis le développement des œufs.

Zone sensible : territoire comprenant les masses d’eau significatives à l’échelle du bassin qui sont particulièrement sensibles aux pollutions (notamment à l’eutrophisation). Ces zones sont identifiées selon des critères. Des cartes des zones sensibles sont actualisées tous les quatre ans.


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